La Transplantation Hépatique ou Greffe de Foie

La greffe du foie, est une intervention chirurgicale consistant à remplacer un foie malade par un foie sain, prélevé sur un donneur.
Le foie étant le seul organe possédant la capacité de se régénérer, il est possible de réaliser une transplantation hépatique à partir d’un greffon prélevé chez un donneur vivant, appartenant à la famille proche du receveur. Mais le plus fréquemment, le greffon provient d’un donneur déclaré en état de mort encéphalique.
Pour éviter le rejet, il est nécessaire d’avoir une compatibilité de groupe sanguin ABO et le traitement immunosuppresseur est indispensable.

Les indications les plus fréquentes sont :

  • Les maladies cholestatiques chroniques , c’est-à-dire :
    • – chez l’enfant l’atrésie des voies biliaires ou le syndrome d’Alagille.
    • – chez l’adulte, la cirrhose biliaire primitive et la cholangite sclérosante
  • Les maladies parenchymateuses chroniques du foie, c’est-à-dire :
    • – cirrhose quelle qu’en soit la cause (hépatite chronique auto-immune, infection virale B ou C, alcoolisme).
  • Les hépatites fulminantes et sub-fulminantes ;
  • Les cancers primitifs du foie (dans des cas très sélectionnés) ;
  • Certaines maladies métaboliques et génétiques avec atteinte hépatique comme la maladie de Wilson…

Technique de la transplantation hépatique

La technique la plus courante est la transplantation orthotopique d’un foie à partir d’un donneur en mort cérébrale.

Elle comporte deux interventions chirurgicales faites par deux équipes différentes :

  1. La première équipe effectue le prélèvement hépatique sur le donneur en état de mort encéphalique ;
  2. La seconde équipe réalise d’abord l’exérèse (ablation) du foie malade sur le receveur et ensuite l’implantation du greffon hépatique prélevé.

Les deux interventions sont très délicates. Une parfaite coordination entre ces deux équipes est nécessaire afin de réduire autant que possible le temps pendant lequel le greffon hépatique va être refroidi et privé de circulation sanguine. En général ce délai doit être < 12h heures.

L’intervention chez le receveur est la plus longue et la plus difficile (pouvant aller jusqu’à 15 heures). Elle comprend deux étapes :

  • l’exérèse du foie malade ou hépatectomie,
  • l’implantation hépatique du « nouveau foie sain » chez le receveur.

Après la transplantation, qui est une étape très difficile de la vie des malades, les patients peuvent aspirer à une vie quasi normale, en excluant les visites à l’hôpital et la prise des médicaments à vie, en vue de prévenir un rejet.